La Tarasque

La légende de la Tarasque, dite « bête faramine », est apparue au XIIIème siècle dans la ville de Tarascon.

C’est un animal du folklore provençal. Ce monstre est une sorte de dragon à six pattes courtes comme celles d’un ours, un torse comme celui d’un bœuf, recouvert d’une carapace de tortue et muni d’une queue écailleuse se terminant par un dard de scorpion. Sa tête a été décrite comme étant celle d’un lion aux oreilles de cheval avec un visage de vieil homme. Depuis le 25 novembre 2005, les fêtes de la Tarasque à Tarascon ont été proclamées, par l’UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l’humanité et inscrites en 2008. Dragon amphibie aux yeux rougis et à l’haleine putride, la Tarasque vivait sur le rocher où a été construit le château de Tarascon. Elle guettait les voyageurs passant le Rhône pour s’en repaître, semant la terreur dans tout Tarascon.

La Tarasque par Jean-Barnabé Amy

La Tarasque par Jean-Barnabé Amy, bas-relief, 1883

Nous nous sommes d’avantage inspirés de la description de Jacques de Voragine dans la Légende dorée qu’il écrivit dans les années 1261 – 1266 : « Il y avait, à cette époque, sur les rives du Rhône, dans un marais entre Arles et Avignon, un dragon, moitié animal, moitié poisson, plus épais qu’un bœuf, plus long qu’un cheval, avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes; il se cachait dans le fleuve d’où il ôtait la vie à tous les passants et submergeait les navires. »

Voici un extrait du texte Silmée, fille du Rhône sur la description du monstre :

« {…} Une ombre gigantesque s’étalait sur tout le navire. C’était un visage. Un visage horrible, ridé, à la peau fripée, couvert de croûtes et de tâches violettes. Deux yeux sans paupières nous surplombaient et nous fixaient.
Seule la tête et le cou sortait des eaux, mais à leur taille on pouvait imaginer un corps monumental, au moins aussi grand qu’une tour de guet. La tête replongea sous la coque et nous vîmes se dresser au-dessus des flots une queue immense, de plusieurs mètres, terminé par un dard pointu comme une griffe effilée. Cette queue vrombit en fendant l’air et les eaux sombres, avant de s’abattre sur nous, brisant la coque. {…} »